Luna Queen et Lard Of Death

Arrivés sous un soleil de plomb, les musiciens des deux formations se sont mis à l’ouvrage aux alentours de 18h00.

La mise en place de la sono s’est déroulée sans accros. Lard Of Death peut compter sur le soutien sans faille de Bob Gaëtan, discret mais très efficace. Même le Président (ici en pleine discussion avec Thomas) a fait le déplacement.

21h15, Luna Queen monte sur scène. Immédiatement, l’ambiance très particulière imposée par le duo capte l’attention du public. Un souffle envoûtant et captivant envahit le Forock. La voix d’Aly y est bien entendu pour beaucoup. Ses capacités vocales sont pour le moins assez impressionnantes. La puissance et la subtilité déployés par cette artiste illuminent de milles feux chaque composition. Le style de Luna Queen s’apparente à de la pop rock électro. Mais la touche originale tient au fait que le couple enregistre les rythmiques batterie et guitare sur bande sonore. Gueux Zu martèle sa basse avec précision pour mieux servir les superbes mélodies sur chaque morceaux.

Le show de Luna Queen transporte le public dans des contrées à la fois douces et rugueuses. Fort de 13 compostions personnelles et originales, ce duo pour le moins atypique est bien difficile à étiqueter. De nombreuses influences sont néanmoins perceptibles, comme Eurythmics (la formule duo et la voix), Nina Hagen ou encore le Velvet Underground période Nico.

Mais ce qui emporte l’adhésion, c’est la force d’interprétation et la qualité des compositions. Luna Queen est véritablement un groupe de scène. Le duo doit cependant trouver des musiciens à la hauteur de son talent pour asseoir définitivement sa capacité à dompter les foules. En attendant, ne boudons pas notre plaisir à revoir sur scène cette étonnante formation.

22h15, c’est au tour de Lard Of Death d’investir le lieux. Quasiment un an jour pour jour après un premier et mémorable concert au Forock, ces talentueux musiciens ont encore bien progressé !

Fidèle à sa réputation, le groupe envoie du lourd. L’emblématique titre « Station of Love » met dans l’ambiance, surtout avec le concours d’Aly aux choeurs.

Lard Of Death maîtrise complètement son sujet sur une scène. Le groupe y fait preuve d’une cohésion sans faille et se montre redoutable. En véritable showman, l’ouragan Baptiste balaie la scène dans ses moindres recoins pour le plus grand plaisir du public. Les compositions personnelles de Lard Of Death laisse transpirer toute l’admiration portée à Iron Maiden. D’ailleurs, un hommage fracassant a été rendu aux victimes de l’attentat de Manchester avec le mythique « The Trooper ». Cela fait vraiment chaud au coeur.

L’esprit festif en live prend tout son sens avec cette formation dont la sympathie et le dévouement en font une véritable référence. Francis, chanteur d’Encre Rouge, a croisé le fer avec Baptiste sur « Metal Will Never Die » du regretté Ronnie James Dio. Dans un même registre, le Président s’est octroyé le micro sur un « Antisocial » toujours efficace et revigorant. Même Pat, le guitariste soliste d’Encre Rouge, a apporté sa contribution sur « Smoke On The Water ». L’empreinte Lard Of Death a rendu cette soirée en tout point mémorable. Ces deux formations, que musicalement tout oppose en terme de nombre de musiciens et en style, ont prouvé avec intelligence et talent que la complémentarité et le mélange des genres peuvent faire l’unanimité.

Une soirée ou un pari fort réussi pour cet avant dernier Forock en amont de la pose estivale. Lady and Gentlemen, un grand merci pour votre implication qui a enchanté le public.

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